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Faut-il suivre la mode des médecines
orientales ?
Les Chinois, eux, expliquent les bienfaits de l’acupuncture en les
fondant sur une théorie dite du « corps énergétique ». A gros traits, la
médecine chinoise considère qu’un « souffle vital » est présent en
l’Homme, circulant à travers 12 méridiens. Si ce souffle ne peut parcourir
l’ensemble de ces 12 « voies », l’équilibre du corps est rompu. En piquant
des aiguilles à certains points précis des méridiens, les obstacles à
cette libre circulation peuvent être éliminés et le flot des énergies
corporelles régulé.
Il est évident que, parmi ce quart de Français
ayant recours à l’acupuncture, un très faible pourcentage seulement adhère
ou même a connaissance de cette théorie du « qi » ou « souffle vital ».
Par contre, ce qu’un occidental peut aisément accepter, c’est l’idée
d’équilibre et de bien être que l’acupuncture et plus généralement les
médecines orientales véhiculent. Dégagées des connotations religieuses et
magiques que les thérapeutes asiatiques peuvent donner à leurs pratiques,
ces notions ne paraissent pas si éloignées de certaines de nos
préoccupations. L’idée d’équilibre n’est en fait rien d’autre que ce que
nous appelons aujourd’hui l’hygiène de vie. Il ne s’agit pas d’avoir à
lutter contre une maladie mais d’assurer, grâce à des pratiques
quotidiennes telles qu’un régime alimentaire équilibré, un plus grand bien
être. C’est dans cette convergence du but des médecines orientales : -
assurer l’équilibre du corps quelles que soient les perturbations
extérieures (homéostasie) et des préoccupations liées aux modes de vie
occidentaux - éviter le stress, l’angoisse, les maux chroniques que
repose le succès des thérapeutiques orientales.
Les médecines
orientales ne peuvent pas faire que du bien.
De nombreuses
études françaises l’ont montré, les médecines orientales guérissent.
Manifestation de théories millénaires, effets placebo et psychosomatiques
? On ne le sait pas bien. «On peut toujours essayer », diront certains, «
si ça ne fait rien au moins ça ne fait pas de mal ». Si cette façon de
penser est certainement vraie pour l’acupuncture (à condition de ne pas
craindre les petites aiguilles), les massages ou encore les gymnastiques
de santé, ce n’est pas le cas pour la pharmacopée asiatique.
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